En feuilletant les archives de la Mémoire du Fleuve

Alain Glayroux récupère des photos et des anecdotes de l'histoire de Tonneins.

 

Nous vous invitons à mieux connaître notre Ville de Tonneins, qui nous est bien chère. L'historien local Alain Glayroux nous surprend régulièrement avec une rubrique numérique que vous trouverez sur le site Internet de la Ville, Facebook, Twitter et Instagram. Une anecdote historique, une photo d'époque, une carte postale ancienne, un personnage local assez inconnu... "En Feuilletant les archives de la Mémoire du Fleuve" vous permet de mieux connaître Tonneins sans quitter la maison. Tout a commencé durant la période de confinement Covid-19. Du lundi au vendredi, un article signé Alain Glayroux. Le week-end, 4 cartes postales, ou cartes photos ou photos  avec un thème choisi personnellement par l'historien Tonneinquais. Et la réussite de cette section nous emmenera en Octobre 2020 à la création et inauguration du Musée numérique de l'Histoire de Tonneins. Notre remerciement à Alain Glayroux, président de La Mémoire du Fleuve, pour son investissement bénévole.

Des photos anciennes d'élèves et d'écoles pour les Journées Européennes (virtuelles) du Patrimoine

Le thème de l'édition 2020 est "Patrimoine et Éducation"

L'Étude Grammaticale du Dialecte de Tonneins

Article d'Alain Glayroux à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2020 (Patrimoine et Éducation)

 

Pour ces journées Européennes du Patrimoine dont le thème est « Patrimoine et Éducation », nous avons le plaisir de vous présenter une Étude Grammaticale de la Langue Gasconne et plus particulièrement le Dialecte de Tonneins.

 

Nous devons ce travail (1) à l’érudit Tonneinquais, Édouard Fauché (2) qui présente cette Étude à l’Académie des Sciences et Lettres et Arts de Bordeaux, le 29 novembre 1893.

 

L’Académie lui décernera une mention honorable pour ce : Félibré dé l’Escolo dé Jansémin.

 

Ce numéro spécial de La Mémoire du Fleuve sera mis en ligne prochainement sur le site du Musée numérique de l'Histoire de Tonneins.

 

Avant de vous laisser découvrir quelques bribes de ce numéro exceptionnel nous laissons la parole au linguiste Christian Rapin (3) :

 

« …Toutes les langues vivantes du monde comportent des variantes régionales qu'on appelle "dialectes".

 

Le gascon parlé à Tonneins est fidèlement décrit par l'auteur. Nous reconnaissons là l'idiome de notre famille qui est originaire de la ville. La langue ainsi décrite est celle qui est parlée de Clairac jusqu'à l'orée des Landes et de Damazan jusqu'à Marmande. Plus largement et en faisant fi de petites variations locales, on peut dire qu'elle ne varie guère depuis le Bazadais jusqu'au Brulhois. Ceci étant dit, on peut relever quelques manies locales qui, toutes réunies, peuvent faire deviner que l'on a affaire à un tonneinquais … ».

 

Pour illustrer nos propos nous avons utilisé dix cartes postales, début du XXème siècle, extraites du livre « Tonneins Mon Album 1900 (4) ».

 

Comme nous sommes dans le thème de l'éducation nous avons joint d’autres documents de la même époque :

 

  • Le certificat d’études primaires d’un Gontaudais, à qui l’֤État français interdisait de parler le « Patois » ou le dialecte de ses ancêtres, dans la cour des écoles de la République.

  • Un devoir d’un élève de Villeton en 1891.

  • Une affiche publicitaire de l’usine Franco-Belge de crayon située à Buzet-sur-Baïse et qui vers 1920 employait 200 ouvriers. Cette usine produisait 50 millions de crayons, porte-plume, gomme, articles de bureau par an.

 

Bonne lecture !

 

(1) Nous avons trouvé cette étude aux Archives municipales de la ville de Bordeaux dans les années 1990. Nous nous devons de remercier trois personnes qui nous ont aidé : Mme Germaine Glayroux pour la photocomposition, Michel Bugaret pour avoir recopié et déchiffré le texte et en fin Christian Rapin pour l’avant-propos et la graphie normalisée.
(2) Vous trouverez le portrait de ce personnage dans le Trombinoscope de Tonneinquaises et de Tonneinquais, N° 63 Décembre 2019 de la Mémoire du Fleuve.
(3) Auteur notamment de : Diccionari Francès-Occitan, 8 tomes.
(4) Auteurs : Annie Timbeau-Rapin, Michel Bazas, Bernard Lareynie et Alain Glayroux.

Galerie d'images anciennes: Pêle-mêle (épisode 2)

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 17 Mai 2020.

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La Ville de Tonneins publie aujourd'hui le dernier chapitre de la série, avec l'épisode n° 2 de la galerie d'images anciennes intituléee "Pêle-mêle". Le Maire de Tonneins Dante Rinaudo souhaite clôturer cette série avec ses remerciements à l'historien Alain Glayroux:

 

"Nous sortons d’un épisode de 2 mois de confinement, un moment incroyable et angoissant qui a changé le cours de nos vies. Personne n’aurait pu imaginer une telle situation sinon dans un scénario d’un film fantastique. Tous les médias, journaux, télévisions, réseaux sociaux n’ont que ce sujet angoissant à la une. Et puis il y a le site de la Mairie de Tonneins avec tous les matins ce rayon de soleil, cette rétrospective de la vie Tonneinquaise, toutes ces histoires humaines qui nous ont tout simplement fait du bien. Merci Alain Glayroux et ses collègues, merci au nom de toutes les Tonneinquaises et de tous les Tonneinquais. Nous ne devons pas nous arrêter là. Un espace sur le site Internet de la Ville sera dédié à toutes les photos et écrits d’Alain Glayroux, notre historien Tonneinquais".

 

Dante Rinaudo, Maire de Tonneins.

Galerie d'images anciennes: Pêle-mêle (épisode 1)

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 16 Mai 2020.

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Pour ce dernier week-end en votre compagnie nous vous proposons des cartes postales, des cartes photos toujours inédites, puisque d’après nos échos, vous êtes demandeurs de ce genre d’images. Nous appelons ces deux séries de samedi et de dimanche « Pêle-mêle », car il n’y a pas de suite logique, par contre il y a beaucoup de personnages.

 

Comme vous l’avez compris nos chemins se séparent avec cette dernière rubrique, nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à nous lire que nous avons eu à l’écrire.

 

Si vous possédez des archives, photos, documents, dessins etc., qui parlent de Tonneins n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de numériser vos documents pour vous les rendre dans la foulée. Sachant que par cette action nous sauverons et enrichirons ensemble notre patrimoine local. Si certaines personnes veulent notamment se défaire de cartes postales anciennes, merci de penser à Michel Bazas, collectionneur invétéré que nous remercions.

 

Pour notre part, « La Mémoire du Fleuve », nous vous proposons de continuer l’aventure avec nous en achetant nos publications que vous pouvez trouver à la Maison de la Presse Garonne rue Joffre et au Tabac Presse du Petit Paris cours de Verdun à Tonneins. Nous préparons pour Noël 2020 le bulletin de décembre qui vous présentera « Les noms des rues de Tonneins », que vous trouverez dans les points de vente cités ci-dessus.

 

Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler que nous sommes des bénévoles et qu’aucun des écrivains de la Mémoire du Fleuve ne touchent des droits d’auteurs. Mais aussi pour remercier tous les auteurs, collectionneurs, passionnés qui ont mis à notre disposition tous les documents ou photos pour illustrer et enrichir nos articles.

 

Notre gratitude à tous les bénévoles de La Mémoire du Fleuve et notamment Aurélie.

 

Nos remerciements à Mesdames Vigué et Gasparotto, journalistes, respectivement pour l’hebdomadaire le Républicain et pour le journal Sud-Ouest, mais aussi à Gérard et Patrick, journalistes pour la Radio CFM à Casteljaloux, et Stéphane Capot, directeur des Archives départementales, qui ont relayé notre rubrique quotidienne.

 

Je tiens à saluer personnellement M. Josep Estrader, administrateur du site Internet de la Mairie de Tonneins pour sa disponibilité, son écoute et qui a eu la lourde tâche de mettre en page tous nos écrits, photos etc.

 

Bonne continuation à toutes et à tous et protégez-vous.

 

Photos et cartes postales, collection personnelle de Michel Bazas et d’Alain Glayroux.

 

Contact pour la Mémoire du Fleuve : alain.glayroux@remove-this.wanadoo.remove-this.fr ou par courrier postal : M. Alain Glayroux, 71 rue Gambetta 47400 TONNEINS.

Le bâtiment de Gardolle

Texte: Alain Glayroux. Publié le 15 Mai 2020.

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Pour cette fin de semaine nous vous présentons le bâtiment de Gardolle, aujourd’hui maison de santé.

 

Avant la construction de l’école des filles, il y avait une métairie avec un pigeonnier et le propriétaire des lieux était chirurgien dans le quartier Saint Germain à Paris.

 

Durant la Première Guerre Mondiale le bâtiment est réquisitionné pour devenir l’Hôpital Militaire n° 50.

 

Par la suite ce bâtiment redevient une école des filles, puis une école mixte pour fermer dans les années 1970.

 

Les cartes que nous vous laissons découvrir sont extraites du livre « Les correspondances oubliées de Poilus Tonneinquais, Éditions la Mémoire du Fleuve, Alain Glayroux » et de la collection personnelle de Michel Bazas.

 

Les plans se trouvent aux Archives départementales de Lot-et-Garonne, par contre nous n’avons pas réussi à localiser le portail !

Ponts et bateaux

Texte: Alain Glayroux. Publié le 14 Mai 2020.

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Pour traverser Dame Garonne nos aînés faisaient appel au passeur, c’est pourquoi nous vous présentons sous forme de croquis un « Batelet » ou « Camus » qu’ils utilisaient.

 

Celui qui nous occupe servait à la ville de Monheurt en amont du fleuve, et pour réussir la traversée, le passeur ou fermier car il signait un bail avec sa commune, utilisait ici une traille (voir le croquis). Ce qui lui permettait de manœuvrer tout seul.

 

Nous vous laissons découvrir quelques tarifs. Mais comme l’État est de tout temps collecteur d’impôt, chaque commune fait construire par la suite et à l’entrée de leur ville des octrois, pour compenser la disparition des passeurs qui collectaient l’impôt.

 

Pour Tonneins il faut attendre janvier 1835 pour pouvoir enjamber Garonne sur le pont suspendu, à cause des désaccords ente le Préfet, la Municipalité et l’ingénieur. En bordure du fleuve côté Guyenne vous pouvez voir une culée de cet édifice.

 

Les crédits pour le pont actuel avaient été affectés en 1913, mais la guerre passant par- là, fit que le pont fut terminé en 1923.

 

Nous devons la construction de ce pont à l’ingénieur Eugène Freyssinet dit le père du béton précontraint.

 

D’après une famille Tonneinquaise une coutume voulait que les jeunes mariés arpentent le vieux pont en figeant leur passage par une photo.

Les cigarières de la Manufacture des Tabacs de Tonneins

Texte: Alain Glayroux. Publié le 13 Mai 2020.

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Dans les années 1920 la direction générale des Manufactures de tabac a la riche idée d’envoyer dans chaque établissement de France et de Navarre une équipe de photographes pour immortaliser les salariés.

 

Pour la Manufacture des Tabacs de Tonneins, l’album photo date de 1923.

 

Vous pouvez constater que dans les différents ateliers 90% des salariées sont des femmes. Il n’est pas inutile de rappeler que la gente féminine de cet établissement dès 1892 ce dote d’une chambre syndicale CGT. Sur un effectif de 1600 salariés 580 femmes se syndiquent. J’imagine la scène quand elles rentrent chez elles le soir « coucou chéri je suis syndiquée etc », car nous sommes fin XIXème et quand nous pensons qu’il faut attendre le 21 avril 1944 pour quelles obtiennent le droit de vote.

 

Nous savons aussi que nos aînées vont être à l’origine d’une école pour adulte, d’une crèche, d’un restaurant d’entreprise, d’une bibliothèque, d’une mutuelle etc. Les cigarières ont construit ce socle qui va permettre aux générations futures de bénéficier de ces droits, juste en les améliorant, et cela pendant plus de 120 ans.

Les laveuses

Texte: Alain Glayroux. Publié le 12 Mai 2020.

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Certains de nos grands peintres ont croqué sur la toile des lavandières qui batifolaient joyeusement, au milieu du linge propre qu’elles venaient de laver, sur les bords de Seine.

 

Fort heureusement Daumier dans son tableau « Les blanchisseuses » nous montre une tout autre réalité, celle d’un métier harassant.

 

Les laveuses que nous vous montrons aujourd’hui effectuaient ces tâches quotidiennes bien souvent pour la petite bourgeoisie Tonneinquaise, et elles passaient des heures les mains dans l’eau et cela en toute saison.

 

Les plus fortunées poussaient leurs énormes brouettes, d’autres portaient le linge dans de grosses panières.

 

À une époque pas si lointe nous pouvions voir fleurir des étendoirs à linge souvent de fortune, sur la banquette de halage où séchaient notamment les draps.

 

La photo n° 0 a été prise le 15 août 1892 et offerte par Annie Timbeau-Rapin.

 

La très belle photo n° 1 nous est offerte par Clair Morizet (Président des Amis de Clairac) nous apercevons une laveuse sur le chemin du retour, en passant devant la maison « dite du Passeur ».

 

Le reste des cartes postales sont issues de la collection personnelle de Michel Bazas, merci à tous.

 

L’ensemble de l’équipe de La Mémoire du Fleuve souhaite à sa très dévouée bénévole et correctrice attitrée, Aurélie, un très bon et heureux anniversaire.

Les pilotes d'aviation Firmin Touéry, Géo Silvel et Gaston Sourdes

Texte: Alain Glayroux. Publié le 11 Mai 2020.

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Monsieur Firmin Touéry (1) est né le 26 septembre 1891 à Beaumont-de-Lomagne comme nous l’a présenté l’érudite Annie Timbeau-Rapin. Après des études de commerce il s’installe à Tonneins.

 

Firmin est passionné d’aéronautique et il participe avec son ami Géo Sivel à de nombreux meetings. Firmin est mobilisé en 14/18 comme pilote dans la 22ème escadrille de reconnaissance et de bombardement. De retour dans la vie active il continue à pratiquer l’aviation et le sport cycliste il deviendra centenaire.

 

Un autre Tonneinquais, M. Gaston Sourdes, garagiste-mécanicien, fabrique son propre avion et possède un petit aérodrome privé à « Rougeac » non loin de Granjean. Le 26 octobre 1935, Gaston Sourdes embarque ses deux filles Jeanne et Jaqueline et un ami pilote André Faure pour une promenade. C’est au-dessus de la Garonne que son avion perd de l’altitude, accroche des peupliers et s’écrase dans une prairie de Saint Germain. Il n’y a aucun survivant.

 

Une stèle est érigée au lieu-dit Rougeac « Les Ailes Brisées » rappelant le souvenir de ces victimes.

 

 

(1) Lire sa biographie dans « Portraits de Poilus du Tonneinquais », Alain Glayroux, Éditions La Mémoire du Fleuve.

Galerie d'images anciennes: Le sport Tonneinquais (épisode 2)

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 10 Mai 2020.

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Aujourd'hui dimanche nous faisons quelques longueurs dans la piscine, du vélo, du kayak, du football et un peu de boxe, avec Jacky Bourdi et son cousin René. L’arbitre sur le ring n’est autre que le curé du village, nous sommes en 1948.

 

La photo n° 5 représente la première piscine conçue par Valmy Grand, dans Garonne, au pied du café Dureau.

 

C’est volontairement que nous n’avons pas légendé les photos nous vous laissons le soin de chercher et de mettre des noms sur les visages de ces sportifs.

Galerie d'images anciennes: Le sport Tonneinquais (épisode 1)

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 9 Mai 2020.

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Pour cette fin de semaine nous allons nous intéresser à quelques équipes sportives Tonneinquaises que nous vous présentons en deux épisodes.

 

Aujourd’hui samedi nous vous laissons découvrir des photos du Rugby à XIII, comme vous le savez Tonneins XIII est le premier club de rugby créé en France en 1934.

 

Nous complétons l’article avec des photos du rugby à XV, du basket, de la course à pieds où excellait Valmy Grand qui était marathonien, du Judo et des gymnastes à différentes époques.

 

En premier plan des gymnastes filles qui défilent (1950) rue Foch, Pierrette Devineau (fille du fondateur de la Sécurité Sociale en Lot-et-Garonne, Pierre Devineau).

 

La section gymnastique est une des disciplines de l’amicale Laïque de Tonneins. Pierrette épouse en 1956, Jacky Bourdi que vous découvrirez demain dans deux disciplines sportives.

 

Demain dimanche nous ferons quelques longueurs dans la piscine, du vélo, du kayak, du football et un peu de boxe, avec Jacky Bourdi et son cousin René. L’arbitre sur le ring n’est autre que le curé du village, nous sommes en 1948.

 

La photo n° 5 représente la première piscine conçue par Valmy Grand, dans Garonne, au pied du café Dureau.

 

C’est volontairement que nous n’avons pas légendé les photos nous vous laissons le soin de chercher et de mettre des noms sur les visages de ces sportifs.

 

Comme nous l’avons déjà signalé nous travaillons d’après nos archives qui ne sont pas exhaustives, et s’il manque certaines disciplines, ce n’est pas volontaire.

 

Vous n’avez pas besoin de vous signer un papier de sortie, pour ces exercices physiques, vous les faites tranquillement assis dans votre fauteuil.

L'établissement de la famille Flouch

Texte: Alain Glayroux. Publié le 8 Mai 2020.

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La prune d’Ente qui fait la renommée du Lot-et-Garonne avec le fameux « Pruneau d’Agen », a surement été ramenée de Syrie par les moines de l’Abbaye de Clairac.

 

Pour notre ville de nombreuses et nombreux Tonneinquais ont travaillé pour cette industrie et notamment aux établissements Ibres. Usine qui se trouvait à côté du pont de Germillac, où vous trouverez en lieu et place un agréable lotissement.

 

L’établissement qui nous intéresse aujourd’hui est celui de la famille Flouch, bâtisse occupée aujourd’hui et en partie par une boulangerie, à l’angle de l’allée du Onze Novembre et du boulevard Charles De Gaulle.

 

Cette famille de notables Bordelais possedent plusieurs établissements dont Tonneins, Agen et Bordeaux.

 

Sur la publicité numéro deux nous apercevons deux petits pavillons qui malheureusement ont été détruits.

 

Grâce aux cartes postales anciennes de Michel Bazas nous vous laissons visiter les ateliers.

Le château de Suriray

Texte: Alain Glayroux. Publié le 7 Mai 2020.

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Dans le numéro 52 de la Mémoire du Fleuve, l’érudite Annie-Timbeau-Rapin nous a présenté cet édifice en sérieuse décrépitude.

 

C’est une famille du Calvados dont un capitaine de haut rang, le sieur de La Rue qui quitte la France juste avant la Révolution Française et part s’installer à la Nouvelle Orléans. Une fois sa fortune faite et la France étant plus calme, Jean-Gabriel-Martin de La Rue, achète un vaste terrain agricole au lieu-dit « Suriray (1) », sur la commune de Fauillet limitrophe de Tonneins.

 

Ce bourgeois rajoute à son nom « Suriray » qui devient son patronyme, que nous retrouvons dans les écrits ou archives de cette famille.

 

Ce château qui est un pan de notre histoire et qui va très certainement disparaître avec l’usure du temps, dans l’indifférence la plus complète.

 

 

(1) Suriray vient de l’occitan Surireir : terre plantée de suriers ou chênes lièges.

Le kiosque de Tonneins

Texte: Alain Glayroux. Publié le 6 Mai 2020.

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Le kiosque (1) de Tonneins est le premier construit dans le département de Lot et Garonne, qui en comptera plus d'une dizaine en 1930, mais aussi avant celui de Bergerac en 1877 pour la Dordogne.

 

La construction de ce pavillon de jardin remonte au XIXème siècle. La décision se prend en séance du 3 Mai 1870.

 

Son inauguration est prévue le 15 août 1870, jour où l'architecte s'engage à le "livrer", mais cette date ne sera pas respectée.

 

Cet abri de jardin, ne servira pas d'endroit pour fumer le chibouc ou le narguilé comme en Turquie, mais il se veut le témoignage de la gratitude des habitants de Tonneins, pour leurs musiciens. En effet la fanfare de la ville a obtenu un brillant succès au concours d'Agen.

 

La municipalité ajoute une autre raison pour justifier cette dépense : "Le conseil municipal s'associe à cette pensée généreuse et trouve dans cette preuve moralisatrice un moyen d'attirer la population dans le jardin public et d'opposer par des distractions honnêtes, une drogue aux courants malheureux qui entraine la jeunesse dans les cafés chantants".

 

Au début du XXème siècle les fêtes du 2 août sont très importantes à Tonneins.

 

Malheureusement cet édifice sera démoli dans les années « 60 ».

 

 

(1) L’affaire du kiosque de Tonneins, Alain Glayroux, La Mémoire du Fleuve n° 11.

La gare de Tonneins

Texte: Alain Glayroux. Publié le 5 Mai 2020.

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Dans le numéro onze nous vous avons parlé des tramways, aujourd’hui nous nous intéressons à la gare actuelle.

 

C'est le lundi 3 décembre 1855 qu'a eu lieu la promenade d'inauguration de la ligne du Midi, section de Bordeaux à Tonneins.

 

Le croquis que nous présentons, signé Édouard Fauché, est très intéressant car nous découvrons en premier plan et au travers des deux ouvrières, l'importance que revêt pour l'économie locale, le tabac et le chanvre.

 

La première sur la gauche représente une cigarière avec des feuilles de tabac sur la tête et la seconde a à ses pieds un rouleau de cordes.

 

C'est lors de son centenaire fêté en 1953, (98 ou 100 ans ?) en présence de nombreux officiels et notamment le Duc de Morny, que nous retrouvons autant d'affluence en gare de Tonneins.

           

Le dessin n° 18 est signé d’Édouard Fauché, il représente un bœuf gras sur le départ pour Poissy pour participer à un concours.

 

Pour charger ce bœuf gras de 1500kg le train s’est arrêté à Unet, nous sommes le 10 mars 1856.

 

L’animal appartient à Ferdinand Méric et le 18 mars lors du concours il se classera deuxième de la troisième région des bœufs de quatre ans.

           

Dans les années 1980, une trentaine de salariés travaillaient en gare de Tonneins, aujourd’hui il reste une personne.

 

 

Nos remerciements à Dominique Abella, agent SNCF, qui nous a communiqué les photos du centenaire.

Le château de Ferron

Texte: Alain Glayroux. Publié le 4 Mai 2020.

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L’historien Bernard Lareynie  nous a présenté ce château et nous informe qu’en consultant les archives du comte de Lavaugyon seigneur de Tonneins-dessous, il a découvert que ce fief du village de Maignon, porte le nom de cette vieille famille Tonneinquaise installée à Tonneins au XVème siècle les « Beaupuy ».

 

Au moyen âge il existait en ce lieu la paroisse Sainte Quitterie de Magnon. C’est vers le XVIème siècle que ce fief passe de la famille Beaupuy à la famille Ferron, puis Laguo, Sylvestre et Adhémar.

 

C’est Louis-Alexandre-Rosalie Sylvestre de Ferron qui fait construire vers 1840 le château actuel. Celui-ci fut amputé de la tour lors du bombardement par la RAF  le 9 août 1944. Lors de sa remise en état après la guerre le corps de logis est supprimé.

 

Entre ces deux dates, en 1943, la Milice française occupe le château de Ferron et l’utilise comme Foyer  milicien et comme caserne pour une unité de la Franc-garde permanente.

 

Aujourd’hui le château inhabité résiste pour le moment aux affres du temps. Qu’en sera-t-il demain?
 

Galerie d'images anciennes: Fauillet en fêtes

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 3 Mai 2020.

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Hier nous vous avons parlé des foires Tonneinquaises et auparavant des fêtes de quartier etc. Aujourd’hui nous partons dans notre commune voisine Fauillet où pendant des décennies les fêtes de Pâques, étaient prisées par les habitants des communes avoisinantes.

 

Nous pouvions assister aux courses de vélos, profiter aussi des attractions foraines et participer à l’indéboulonnable concours de pêche le long du Tolzac.

 

Depuis trois ou quatre ans des Fauilletais de bonnes volontés font revivre le village lors de la « Fauillesta », qui se déroule le week-end du 15 août, et durant ces trois jours c’est entre 5 et 10 000 personnes qui déambulent dans ce village de 850 âmes.

 

Les organisateurs disposent d’un parking de 5 hectares (surveillé et éclairé) pour accueillir tous ces « Festayres ».

 

Le dimanche se termine en apothéose avec l’inévitable feu d’artifice.

 

Mes remerciements à la famille Marcon pour son aide.

 

Sur les photos de 1 à 3 c’est le départ en fanfare des pêcheurs.

 

La 4 et la 5 nous montrent les pêcheurs en pleine action.

 

Puis deux photos, celle d’une jeune fille plus intéressée par l’objectif du photographe que par les rives du Tolzac et deux naïades.

 

Les cartes postales anciennes de 8 à 11 font partie d’une collection privée.

Galerie d'images anciennes : Quelques foires à Tonneins

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 2 Mai 2020.

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Il y a de cela quelques années en arrière les foires de Tonneins étaient victimes de leur succès. Il faut dire qu’à l’époque on ne lésinait pas sur les lots à gagner, comme une voiture un tracteur etc.

 

Aujourd’hui nous pouvons saluer la démarche des commerçants avec la vitrine de Noël mais aussi celle de la famille Ravail, forains Tonneinquais, qui proposent diverses animations pour animer les foires actuelles.

 

De la photo numéro 1 à la 12, nous sommes dans le jardin public.

 

De la photo 13 à 16, la foire se déroule rue Gambetta.

 

De la photo 17 à la 23, nous sommes dans le cinéma Rex rue du Temple, pour une exposition et démonstration autour des arts ménagers et cela en 1960.

 

Les trois dernières photos immortalisent les pétanqueurs qui participent au concours de la foire de 1956.

           

Sous l’arche annonçant la 6ème foire, vous reconnaitrez deux figures locales : les frères Gradolato.

L'artiste peintre Jacques Tronchet (30/10/1923 - 06/03/2006)

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M. Jacques Tronchet (1) est né le 30 octobre 1923, rue Saint Jacques à Tonneins, et décède le 6 mars 2006, dans cette même ville. Il est le fils de Georges Tronchet et de Catherine-Lucienne Braquet.

 

Jacques Tronchet (2) fait ses études secondaires au Lycée Bernard Palissy à Agen. C’est pendant ces années-là que ce tonneinquais s’engage très tôt dans la Résistance. Il est arrêté par la Gestapo, le 2 décembre 1943 à Toulouse et transféré à la prison Saint-Michel de cette même ville. Il appartenait au Réseau S.A.P R.4, en qualité d’Agent P.2.

 

Jacques Tronchet est déporté au camp de Buchenwald, matricule 43 532, où il passera plus de 18 mois, pour être libéré à la fin de la guerre.

 

Quand sa famille va l’accueillir à la gare de Tonneins et notamment sa sœur, c’est un jeune homme très affaibli par ces terribles années, qui arrive et qui ne pèse pas plus de 40 kg.

 

Jacques Tronchet se destinait à l’architecture mais la vie en a décidé autrement. En effet, toutes ces années de guerre lui ont gâché sa jeunesse mais aussi son parcours professionnel, c’est donc tout naturellement qu’il revient dans l’entreprise familiale et il travaille quelques décennies au coté de son père.

 

Le 26 juillet 1950 il épouse à Marmande Mme Jeanne-Henriette Laporte, qui exerce la profession de chirurgien-dentiste cours de l’Yser à Tonneins.

 

Depuis sa plus tendre enfance, Jacques Tronchet est passionné par la peinture et l’art sous toutes ses formes, sa sœur Mme Ginette-Marie Bernard se souvient : « … A l’âge de cinq, six ans, il construisait des villes en carton, il dessinait, et cet amour pour la peinture ne le quittera jamais… ».

 

Il peint un très grand nombre de tableaux où nous retrouvons : le marché place du Château à Tonneins, les quais, la campagne, Saint Germain etc. Mais il portera aussi un regard sur la ville du Cap Ferret et Saissac dans l’Aude. 

 

 

(1) D’après les informations communiquées par Mme Ginette-Marie Bernard, sœur de M. Jacques Tronchet. Entretien réalisé en novembre 2010, grâce à Mme Dominique Garin, sa nièce, que nous remercions.
(2) Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012.
 

L'artiste peintre René Magrin (19/10/1925)

Texte: Alain Glayroux. Publié le 30 Avril 2020.

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Rino Magrin (1), dit René, voit le jour le 19 octobre 1925 à Villa Del Conte (2) (Italie). Il est le fils de Tullio Magrin (ouvrier) et de Maria Brunoro.

 

Les parents de René Magrin (3) travaillent dans les mines du Nord de la France. Son père veut absolument que son épouse accouche dans le village de leurs ancêtres, c'est pourquoi le couple retourne en Italie.

 

Pendant quelques années Tullio travaillera la terre avec sa femme. Du bord du fleuve, la famille arrive à Villeton, aux "Barthes".

 

C'est sur cette nouvelle exploitation que René fait une lourde chute d'un pailler, il a cinq ans. Il se déboîte la hanche et la colonne vertébrale est touchée. S'en suit cinq longues années de calvaires pour lui et les siens. Après deux ans passés dans les hôpitaux bordelais, il est dirigé à Capbreton où il restera trois ans. Puis c'est la rééducation. Malheureusement, et à son grand regret, René ne peu pas aller à l'école, il ne fera que deux ans d'études.

 

C'est sur son lit d'Hôpital à Capbreton que lui vient le déclic de dessiner. René ne peu pas bouger, il voit les saisons défilées derrière la fenêtre de la chambre. Sa maman qui vient le voir régulièrement, lui porte des crayons de couleur et ils passent tout son temps à croquer la nature, dont il tombe amoureux.

 

À 14 ans René s'en va comme apprenti et après trois ans d'apprentissage, il part à Gontaud de Nogaret, chez M. Mazières. Durant 15 ans il exercera dans cet établissement et le 25 mars 1956, René s'installe à son compte, au 108, Cours de la Marne à Tonneins.

 

Entre temps, le 31 Mai 1952, René épouse à Tonneins, Madeleine-Jeanne Castets (4), qui lui donnera un garçon, Patrick.

 

Des années après et malgré les longues journées de travail (de 12 à 15 heures), René Magrin va s’adonner pleinement à sa passion la peinture. Petit à petit il investit dans du matériel et couche sur les toiles les paysages, les églises, les sous bois, la Garonne, les quais et Tonneins.

 

 

(1) Nous avons consacré un article sur cette figure tonneinquaise, dans le n° 41 de « La Mémoire du Fleuve ».
(2) Villa Del Conte, Vénétie, Province de Padoue, 5022 habitants (Italie du Nord).
(3) Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012. 
(4) Madeleine-Jeanne Castets et née à Caudrot (Gironde), elle est la fille d'André-Gaston Castets et de Marie-Claire-Hélène Villetard.

L'artiste peintre Anselme Labarthe (21/04/1867 - 10/04/1956)

Texte: Alain Glayroux. Publié le 29 Avril 2020.

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Cet artiste peintre (1) est né à Verteuil d'Agenais (47), le 21 avril 1867 et décède le 10 avril 1956 à Bordeaux. Il est le fils de Joseph Labarthe, cordonnier, et de Catherine Gez.

 

M. Labarthe était un artisan local installé comme peintre en bâtiment, sa boutique était rue Gambetta (2). Il employait une dizaine de salariés et notamment M. Georges Baud (3).

 

Il partageait une passion commune avec son salarié et s'adonnait à la peinture. Anselme Labarthe avait fait les beaux arts à Paris.

 

Nous savons aussi, pour avoir trouver des dessins aux archives départementales de Lot-et-Garonne, qu'il a croqué : le pigeonnier octogonal de la faïencerie Boissières, au pont de Bergeret et la maison Dubosc dite Gardolle, avant la construction de l'école des filles de Tonneins.

 

 

(1) Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012.
(2) Actuellement Rue Maréchal Joffre.
(3) D'après les mémoires de Mme Andrée Bireau, fille aînée de M. Georges Baud. Entretien réalisé à son domicile à Puymiclan, Mars 2010.

L'artiste peintre Léon-Louis Cassel (10/05/1872 – 30/01/1961)

Texte: Alain Glayroux. Publié le 28 Avril 2020.

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Léon-Louis Cassel est né à Lille (59) le 10 mai 1873. Il est le fils de Louis Cassel, peintre décorateur, et de Marie-Justine Leroux. Il décède le 30 janvier 1961 à Paris.

 

En octobre 1885 (1):  Il entre à l’école des Beaux-Arts de sa ville natale, où il est l’élève de Pharaon de Winter, avec comme condisciple le peintre M. Edmond Jamois. Il devient l’élève de Bonnat et de Glaize à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris (2).

 

Après la 1ère guerre mondiale il fixe sur ses toiles les vieilles rues pittoresques d'une petite cité (détruite entièrement par les Allemands) Dixmude (dans la région Flamande de la Belgique), mais aussi les rues et les quartiers de Montmartre à Paris.

 

En 1939, il quitte Paris pour se réfugier à Tonneins. Il se prend d'affection pour nos beaux paysages et surtout pour la vallée de la Garonne (3).

 

Vous pouvez voir une petite partie de son œuvre dans l’Hôtel de Ville de Tonneins. 

 

(1) Extrait du journal « La voix du Nord », jeudi 2 février 1961. Journal communiqué par M. Michel Vangheluwe, Conservateur du patrimoine, Archives départementales du Nord, que nous remercions.
(2) Acte de naissance, extraits du Dictionnaire de Biographie française et du dictionnaire Benezit, aimablement communiqués par M. Michel Vangheluwe, Conservateur du patrimoine, Archives départementales du Nord. 
(3) Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012. Nos remerciements à Mme Maria-Pia Checchetti.

L'artiste peintre Jean Aufort (27/11/1898 – 11/11/1988)

Texte: Alain Glayroux. Publié le 27 Avril 2020.

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Cette semaine nous découvrirons les œuvres de cinq artistes peintres : Jean Aufort, Léon Cassel, Anselme Labarthe, René Magrin et Jacques Tronchet.

 

Le seul contemporain est une figure Tonneinquaise en la personne de René Magrin.

 

Nous avons rédigé une petite notice pour vous les présenter quotidiennement, par ordre alphabétique.

 

Chaque notice sera accompagnée de quatre tableaux de l’artiste en question.

 

Une façon pour nous de leur rendre hommage car à travers leur peinture ils ont écrit et figé une page de notre histoire Tonneinquaise.

 

Nous commençons par Jean Aufort (27/11/1898 - 11/11/1988)

 

Jean Aufort (1) est né à Bordeaux le 27 novembre 1898. Il est mort à Tonneins (où il est enterré), quelques jours avant ses 90 ans, le 11 novembre 1988.

 

En 1984, une exposition rétrospective de son œuvre avait été organisée au centre culturel de Tonneins. A cette occasion il a offert à la ville un tableau représentant l’église de Saint-Pierre, que l’on peut toujours voir à la mairie.

 

Jean Aufort épouse sa marraine de guerre, Élise Maurin.

 

Comment Jean Aufort s’est-il lié à Tonneins ?

 

Par son fils unique, Michel. Celui-ci, suivant des études d’ingénieur agricole, vient faire un stage dans le Tonneinquais. Il y rencontre Jeanne Labé, dont il tombe amoureux. Il l’épouse en 1949, devient le directeur commercial de la société Labé Matériaux, et s’installe à Tonneins : le domicile familial se trouve rue de Chantilly. Le peintre et son épouse viendront régulièrement y visiter leur fils et leur bru, puis bientôt leurs deux petits-fils, Jean né en 1950 et Gilles né en 1955.

 

Le grand tournant de la vie de Jean Aufort est sa rencontre avec François Mauriac.

 

François Mauriac, totalement séduit par sa peinture. Entre les deux hommes, c’est le début d’une amitié indéfectible. Tous deux collaboreront à plusieurs reprises, Mauriac préfaçant des expositions d’Aufort, Aufort illustrant des romans de Mauriac.

 

Dans le numéro à venir, sur l’histoire des noms des rues de Tonneins (décembre 2020), son petit fils Jean Aufort nous parlera un peu plus de ce Tonneinquais d’adoption.

 

 

(1)  Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012.  Le texte a été rédigé par son petit fils Jean Aufort et les photos des tableaux de feue Christine Caubet-Boullière.

Galerie d'images anciennes: Cinéma Rex, rue du Temple

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 26 Avril 2020.

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Pour ce Dimanche nous vous proposons de reconnaître les jeunes Tonneinquaises et Tonneinquais qui assistent à une séance au cinéma « Rex » rue du Temple à Tonneins.

 

Nous savons que c’est le Noël de la fête des écoles en 1957.

 

Le cinéma « Rex », rue du Temple existait depuis les années 1930, lorsque le 8 novembre 1997, le lendemain d’une projection très prisée par la jeunesse, la toiture s’effondre sur les sièges. Une poutre maîtresse de la charpente a cédée.

 

Aujourd’hui le cinéma « Rex » est victime de son succès et une troisième salle est actuellement en construction jouxtant les salles existantes rue Foch.

 

À ce jour nous n’avons pas d’éléments pour vous parler du cinéma « Les Variétés » qui existait rue Saint-Jacques, avec ses 480 places pour 680 au Rex, pour autant les deux salles n’étaient pas concurrentes car elles appartenaient au même propriétaire.

 

Les affiches une et deux sont issues des archives du cinéma Rex qui est géré par l’Association Pour l’Animation du Cinéma de Tonneins.

 

Nos remerciements à Lysiane Bourdi (directrice actuelle du cinéma Rex) et Bertrand Charlou, pour leur aide.

 

Bonne séance.

Galerie d'images anciennes: Promenade dans Tonneins

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 25 Avril 2020.

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Pour cette fin de semaine et en ce samedi, nous vous proposons une promenade dans les rues de Tonneins, en s’arrêtant devant de très belles devantures de magasins.

 

Nous vous invitons à retrouver les lieux où étaient situés ces commerces.

 

Ce que nous savons c’est qu’au début du XXème siècle, les commerçants, les artisans utilisaient les cartes postales anciennes et notamment celle qui représentait leur devanture comme carte de visite.

 

Nous avons connaissance que beaucoup de lecteurs enregistrent une partie des documents que nous mettons en ligne.

 

Par respect pour les collectionneurs, les historiens, les chercheurs ou les passionnés par notre histoire, qui mettent gracieusement à votre disposition toutes ces archives, nous vous demandons de citer tout simplement les sources, si vous les utilisez.

Pot-pourri de fêtes et moyens de locomotion

Texte: Alain Glayroux. Publié le 24 Avril 2020.

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Nous terminons notre semaine par différentes fêtes, celle des fleurs, des vendanges et avec deux sortes de moyens de locomotion :

 

Un attelage hippomobile et un attelage avec un chien.

 

Mais aussi une fête réservée à un centenaire et un hommage aux gymnastes sans oublier nos chères Tonneinquaises avec de très beaux chapeaux.

Plusieurs clichés sans aucune suite logique

Texte: Alain Glayroux. Publié le 23 Avril 2020.

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La rubrique photos anciennes est très prisée par nos lecteurs, c’est pourquoi aujourd’hui nous vous présentons plusieurs clichés sans aucune suite logique, au grès de nos découvertes.

 

Des photos assez récentes d’élèves à l’école Jules Ferry (de 1 à 4).

 

Deux photos de filles dont le réfectoire lors d’un échange scolaire (5et 6).

 

Deux autres photos où nos ainées posent sur le perron de Gardolle (de 7 à 8).

 

Sur les marches de l’école Marie Curie les élèves partent pour une représentation (9 et 10).

 

Tout comme cette troupe théâtrale et ce groupe de filles à l’intérieur du cinéma Rex (11 et 12).

 

Pour terminer ce trombinoscope les indétrônables photo de classes, pour l’école Saint-Jean les numéros 13 et 14.

 

Nous vous laissons situer la 15 et la 16.

Nos personnages très atypiques: Daniel Girou

Texte: Alain Glayroux. Publié le 22 Avril 2020.

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Avec cette série nous espérons vous surprendre, car nous trouvons nos personnages très atypiques, notamment les pompiers.

 

Tout d’abord une famille Tonneinquaise dans notre campagne.

 

Pour les marins le dernier à droite en haut, est Daniel Girou.

 

Les pompiers ou l’art de la dérision.

 

Les couturières que vous nous présentons, ont leur commerce à Saint-Pierre et certaines, sont de la famille du photographe Daniel Girou.

 

Le caporal (14/18) qui prend la pause (studio Girou), tient un paquet sur lequel est inscrit : « Les tripes à Guillaume ».

 

La numéro 7 nous présente le boulanger lors d’une livraison au lieu-dit Saint-Georges. Nous sommes le 19 janvier 1893 et il neige.

 

Sur la photo 8, Mme Girou, qui est peut-être la première Tonneinquaise à exercer le métier de photographe.

 

Avec le cliché numéro 9, nous découvrons « Cacali » l’éboueur écolo.

 

L’attelage de la photo numéro 10, se trouve devant le magasin de la famille Girou.

 

Avec la photo 11, nous découvrons ou redécouvrons pour certains, Daniel Girou à qui nous devons des centaines de cartes postales anciennes et notamment de Tonneins au début du XXème siècle.

 

Merci l’artiste.

Une compétition de natation bien Tonneinquaise

Texte. Alain Glayroux. Publié le 21 Avril 2020.

 

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Aujourd’hui nous restons en compagnie de Dame Garonne et nous assistons à une compétition de natation.

 

Avec en prime la guinguette qui se trouvait en Gascogne à côté du pont de Garonne en allant vers Saint-Germain, où un grand nombre de nos aînés avaient plaisir à se retrouver le dimanche après-midi.

Des images historiques d'inondations

Texte: Alain Glayroux. Publié le 20 Avril 2020.

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Pour cette nouvelle livraison hebdomadaire, Michel Bazas nous a ouvert son album de cartes postales anciennes et nous allons découvrir quelques raretés tout au long de la semaine.

 

Si vous observez bien la première et la deuxième cartes postales, vous pouvez apercevoir deux des statues qui ornaient le fronton de la Manufacture royale. 

 

En amont du fleuve, nos aînés et souvent les plus modestes, à l’aide de grappins et sur des embarcations, biens souvent de fortunes, récupéraient les billes de bois qui flottaient, pour se chauffer mais aussi pour améliorer l’ordinaire en revendant les stères.

Galerie d'images anciennes: Des programmes de courses hippiques

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 19 Avril 2020.

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Suite à la parution de l’article sur les courses du jeudi 16 avril, Clair Morizet, Président des « Amis de Clairac », nous a offert les deux programmes datés du lundi 19 septembre 1904 et l’affiche publicitaire du 28 août 1921. Notre collectionneur attitré, Michel Bazas, nous offre le programme daté du 8 septembre 1912.

 

Pour notre part nous vous laissons découvrir les trois pages de la revue Tonneinquaise « Caprice » datée du 15 mars 1882, qui nous parlent des courses qui se déroulaient au lieu-dit « Monplaisir » sur votre gauche en sortant de Tonneins direction Marmande.

 

Nous vous invitons à lire les trois textes rédigés par un auteur anonyme.

Galerie d'images anciennes: Incendie du magasin des tabacs en feuilles, Rue Chabrier le 30 juin 1956

Selection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 18 Avril 2020.

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C'est dans l'après-midi du samedi 30 juin 1956 qu'un violent orage s'abat sur la ville de Tonneins. A 13 h 15, la foudre tombe sur le Magasin des Tabacs en Feuilles, rue Armand Chabrier, en quelques minutes toutes les toitures sont la proie des flammes. Sur 1200 tonnes de tabac entreposées dans ce bâtiment, seulement 75 tonnes seront sauvées.

 

Après cet incident la ville de Tonneins cède gratuitement le terrain de la zone André Thévet à la Seita où celle-ci fit construire le Centre de battage, ou pour les plus anciens, le magasin de la feuille.

L'énigmatique revue "Tonneins Caprice"

Texte: Alain Glayroux. Publié le 17 Avril 2020.

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Nous profitons de cette tribune pour vous présenter cette revue Tonneinquaise qui est à ce jour une énigme, malgré l’aide que nous ont apporté les journalistes de Sud-Ouest et du Républicain. 

 

La revue Tonneins Caprice se veut Fantaisiste, Littéraire et Artistique. Sont abordés des sujets divers et variés, des poèmes, des menus le tout sur Tonneins, Unet, Damazan, le Mas d’Agenais, Bonaguil, Bazas, etc.

 

Mais ce qui fait défaut c’est que les noms de l’éditeur et de l’imprimeur ne sont pas cités. Le plus étrange aussi, et nous le regrettons, les articles ne sont pas signés de leurs auteurs.

 

Nous nous posons la question : à savoir si nous n’avons pas en mains les premiers ozalids (1) de cette revue qui n’a peut-être jamais été publiée?

 

Si des lecteurs ont des informations sur cette revue Tonneinquaise nous nous ferons un plaisir de les publier.

 

 

(1) Un ozalid est une épreuve positive réalisée par contact avec les typons, sur un papier spécial. Il est le dernier élément de contrôle, il sert généralement à donner le bon à tirer, comme nous l’a expliqué Clair Morizet. Clair Morizet est président des « Amis de Clairac » et nous vous invitons à consulter leur site internet.

Les hippodromes du Tonneinquais

Texte: Alain Glayroux. Publié le 16 Avril 2020.

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Avec Michel Bazas, cartophile invétéré, nous avons essayé de lister les hippodromes du Tonneinquais.

 

Nous savons qu’en 1882 une course de chevaux s’est déroulée au lieu-dit « Le Plaisir », sur votre gauche en allant sur Marmande par la D 813, à la sortie de Tonneins.

 

Nous avons découvert un rendez-vous des turfistes au lieu-dit Jeannac (D 813 avant Ayet) puis un terrain de courses à Escoutet ou Rapetout.

 

Le journal la Petite Gironde s’en fait l’écho, vous pouvez consulter ce quotidien aux Archives départementales de Lot-et-Garonne.

 

Villeton possédait deux champs de courses un au Brésilian et le second à Lagrange.

Quelques souvenirs de commerces ambulants et de forains

Texte: Alain Glayroux. Publié le 15 Avril 2020.

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Certains souvenirs de notre enfance se sont effacés avec le temps, d’autres resurgissent, et parfois notre mémoire se veut sélective et ne retient que ce qui l’intéresse. Pour ma part il y a un commerce ambulant qui me fascinait, c’était celui de la famille Tébaresky.

 

Dans l’annuaire de 1962, mis à notre disposition par Michel Bazas, ce commerce est inscrit à la rubrique « Confiseurs en gros » Tébaresky Rue Clouterie téléphone 2.47.

 

Il me plaît de l’appeler « marchand ambulant de confiserie foraine », quand cette caravane se positionnait lors des foires, sur la place Jean Jaurès, notre plus grand défi était d’essayer d’amadouer les parents pour y faire une halte. Les différents bombons et les nougats nous réconciliaient avec la vie s’il en était besoin.

 

Nous avons aussi une pensée pour nos amis forains et notamment la famille Ravail, installée à Tonneins et qui essaye d’animer nos différentes foires. 

 

Nous vous présentons deux photos du premier manège acheté par le « patriarche » dans les années « 60 » qu’il installait place Zoppola. Encore aujourd’hui, vous pouvez venir vous divertir lors des différentes foires Tonneinquaises où vous croiserez cette famille de passionnés.

Les autres facettes de l'historien Jean Caubet

Texte: Alain Glayroux. Publié le 14 Avril 2020.

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Dans le numéro 63 de la Mémoire du Fleuve, le Trombinoscope des Tonneinquais, nous vous avons présenté les travaux de notre historien local Jean Caubet. Nous avons récapitulé notamment l’ensemble de ses ouvrages.

 

Nous ne pouvons résister à vous faire découvrir d’autres facettes de cet érudit qui de temps en temps se permettait une petite incartade en publiant des romans dit à l’Eau de Rose, sous le pseudonyme de Jean-François Saint Hilaire. Nous vous offrons deux pages de couverture.

 

Ce que nous savons moins c’est que pendant des années il a illustré les rubriques humoristiques du journal La Dépêche car il était aussi à ses heures un artiste peintre. Nous vous rajoutons une aquarelle réalisée par Jean Caubet et un dessin le représentant de profil.

Les Tramways à Tonneins

Texte: Alain Glayroux. Publié le 13 Avril 2020.

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La décision de créer un réseau de tramways (1) en Lot-et-Garonne a été étudiée en 1899 mais son exécution ne commence que dix ans plus tard. Avec 9 lignes pour 272 km de voies axées sur Tonneins et Agen.

 

À Tonneins la gare du Foirail était située sur le cours de Verdun à l’angle de la rue Bérateau et de la rue Sébastopol.

 

Pour l’anecdote, ces locomotives à charbon posaient des problèmes sur la ligne Tonneins-Sos, car lors des grosses chaleurs et suivant la qualité du charbon des brindilles incandescentes sortaient de la cheminée et mettaient le feu à la forêt.

 

 

(1) Magazine des Tramways à Vapeur et des Secondaires, 1988, avec l’autorisation de l’association, aujourd’hui disparue.

Galerie d'images anciennes : Les garages automobiles de Tonneins (02)

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 12 Avril 2020.

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Pour ce dimanche nous complétons la rubrique de la semaine dernière avec de nouveaux garages.

 

Le garage Cardoit, rue des Bastions; celui de la famille Dubédat, boulevard Gardolle; le garage Carjuzza, place des Ormeaux, aujourd’hui place Stalingrad et, en face de la Manufacture, l’établissement Dupuy.

 

Les trois autres photos concernent le garage de Lucien Lacombe que reprend par la suite son fils Jean. Le bâtiment existe toujours à côté d’une agence bancaire, au rez-de-chaussée vous avez l’atelier de l’artiste peintre Mme Évelyne Bozzato, descendante directe de la famille Lacombe, que nous remercions pour son aide.

Galerie d'images anciennes : Les métiers au début du XXème siècle

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 11 Avril 2020.

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Les établissements Maloche, Maréchal Ferrant, se trouvaient sur la gauche en allant vers le pont de Garonne depuis le croisement de « Fortasis ». Le carrossier Banneau était rue Foch.

 

La forge Charlot était installée à l’entrée de Tonneins en arrivant depuis Agen. D’ailleurs la côte se nommait « La côte Charlot ».

 

Les charpentiers qui posent fièrement, installent le clocheton de la Manufacture des Tabacs. Vous pouvez encore voir l’édifice en lieu et place.

Le bal du Kayak du club de Tonneins dans les années 1956 et 1960

Texte: Alain Glayroux. Publié le 10 Avril 2020.

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Nous ne pouvons terminer cette semaine sans vous faire découvrir plusieurs photos, du bal du Kayak du club de Tonneins dans les années 1956 et 1960.

 

Pour certaines générations nous avons l’impression de remonter à l’époque des dinosaures, mais toutes nos fêtes locales se terminaient par le bal où beaucoup de Tonneinquais ont trouvé leur âme sœur, comme l’ami René au bal de l’Hôtel du château.

 

Et quelques fois à une heure tardive ou avancée de la nuit c’est selon, quelques-uns improvisaient une soirée « Châtaignes ».

L'École Saint-Jean et les Écoles Laïques Tonneinquaises

Texte: Alain Glayroux. Publié le 9 Avril 2020.

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Aujourd’hui nous vous proposons une remise des prix en 1961 pour les Écoles Laïques Tonneinquaises et pour l’École Saint-Jean nous sommes intéressés à l’année 1957.

 

Pour l’école laïque l’évènement se déroulait dans le jardin public et pour l’avoir connu en arrière-plan de la photo n°2 le kiosque, édifice aujourd’hui dans les oubliettes de notre histoire.

 

Sur la photo des autorités nous apercevons en premier plan l’historien Jean Caubet avec à ses côtés son épouse Odette.

 

Pour l’École Saint-Jean, la kermesse se déroulait à l’intérieur de leurs locaux.

 

À ce sujet nous vous invitons à lire le « Festin n°113 » Avril 2020. Cette revue d’Éditions d’Art en Aquitaine nous présente la réhabilitation du Collège Saint-Jean de Tonneins, « une occasion de réinventer entièrement l’établissement », comme le précise l’architecte.

 

Nous tenons à vous préciser que c’est grâce en partie au don que M. J. Duchamps à fait à la Mémoire du Fleuve que nous pouvons vous présenter des photos sur les différents évènements qui ont rythmé la vie de tous les jours de nos aînés. En effet, ce passionné de photos nous a légué des centaines de négatifs de l’ancien photographe Michez, tout comme Michel Bazas qui a mis à notre disposition son album de cartes postales anciennes ou cartes photos.

 

Un grand merci à ces deux passionnés.

Les fêtes de quartier à Tonneins

Texte: Alain Glayroux. Publié le 8 Avril 2020.

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Pendant de nombreuses décennies nos différents quartiers organisaient des fêtes notamment : Saint-Pierre (qui existe toujours sous une autre forme), Larrard, Grandjean, le pont de Garonne et une très renommée par ses chars, celle de la Gare.

 

Grâce à Joëlle Baudéan, qui a mis à notre disposition ses archives, nous vous présentons cinq photos où certains de vous pourront se reconnaître ou se souvenir du nom de certaines personnes.

L'histoire des établissements Hublot

Texte : Alain Glayroux. Publié le 7 Avril 2020.

Aujourd’hui nous vous présentons deux groupes de salariés des établissements Hublot, fabrique de chaussures, usine qui se trouvait rue Foch à Tonneins. L’autre usine Gaquières était dans la rue des Corderies Montagne.

 

Vous trouverez aussi les différents membres de la direction, une présentation de la collection et deux salariés devant leur machine.

 

En 1942 un artiste célèbre Salvador Soria (nous vous invitons à regarder ses œuvres sur le net), pose ses valises sur Tonneins car il a de la famille dans notre ville.

 

Pendant quelques temps il sera le styliste de la maison Hublot.

 

Dans le département cette industrie du cuir a employé plus de deux mille personnes.

 

Les établissements Hublot firent faillite en 1968, c’est alors que les salariés s’organisent en Coopérative et pendant plusieurs années ils arrivent à assurer la production et à sauver 165 emplois. La fermeture de cette usine est effective en décembre (1) 1974.

 

 

(1) Nos remerciements à Françoise et Antoine Darnis pour l’aide qu’ils nous ont apportée. Sur la photo des ouvriers, en deuxième plan, Antoine Darnis.

Plan à l'aquarelle (1833) et les quatre statues de la Manufacture Royale des Tabacs

Texte : Alain Glayroux. Publié le 6 Avril 2020.

Pour cette deuxième livraison hebdomadaire, nous avons fait le choix cette semaine de vous faire découvrir des documents, des plans, des photos etc.

 

Si certains reconnaissent des Tonneinquaises ou des Tonneinquais vous pouvez le signaler à l’administrateur de ce site.

 

Aujourd’hui nous vous présentons un plan relevé à l’aquarelle de la Manufacture Royale des Tabacs datant de 1833 en bord de Garonne et les statues qui ornaient jusque dans les années 1960-1965, le fronton au-dessus de l’entrée.

 

Pour les plus curieux il existe aux Archives départementales de Lot-et-Garonne un fonds ETP Manufacture Seita, avec des centaines de plans, des registres journaliers qui commencent en 1811, une kyrielle de documents qui sont à notre disposition et qui nous éclairent sur une partie de notre histoire locale.

 

Ces statues sont parties de Tonneins entre 1963 et 1965, elles sont devenues la propriété du journal sud-ouest où j’ai eu le plaisir de les voir dans l’atrium du siège social rue Chéverus à Bordeaux.

 

D’après les derniers éléments d’informations en notre possession, elles ne seraient plus dans le patrimoine du journal, mais personne ne peut me dire où elles se trouvent à l’heure actuelle.

 

Mon projet était de faire réaliser par des futurs plasticiens, compagnon du devoir, tailleur de pierres etc, des copies à l’identique.

 

Si des lecteurs peuvent nous aider à les relocaliser, nous nous chargerons de contacter les nouveaux propriétaires pour leur faire part de notre projet.

Galerie d'images anciennes : Les garages automobiles de Tonneins

Sélection réalisée par Alain Glayroux. Publiée le 4 Avril 2020.

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Pour cette fin de semaine du 4 et 5 Avril 2020, nous vous proposons quelques garages automobiles de notre ville, nous travaillons d’après nos archives qui ne sont pas exhaustives.

 

Néanmoins nous espérons que ce petit retour, dans une époque pas si lointaine, vous donnera l’occasion de découvrir des photos inédites car pour ma part je n’avais jamais vu la photo du premier garage Dupouy.

 

Il y a de cela quelques années le garage Dupouy, institution Tonneinquaise, comme d’autres établissements équivalents, pouvez-vous louer une voiture avec chauffeur.

 

Adresses actuelles équivalentes de ces anciens garages 

  • Garage Moderne F: Jacquet et Cie : Rue Clemenceau à côté de Clair Matin
  • Garage Pouydesseau : Cours de l’Yser en le remontant sur la gauche après quai 36
  • 1er Garage Dupouy : Route de Varès après le pont de Verteuil
  • 2ème Garage Dupouy : Actuel garage Renault à la sortie de Tonneins en allant vers Marmande
  • Garage Peugeot : En lieu et place de la tour du parc à côté de la Mairie
  • Garge Citroën : En face la boulangerie de Larrard où il y a un contrôle technique

Le Tonneinquais qui était dans le carrosse d'Henri IV le jour de son assassinat

Texte : Alain Glayroux. Publié le 3 Avril 2020.

 

Dans notre région qui ne connait pas Henri IV ? Ce que nous savons moins, c’est que le jour de son assassinat le 14 mai 1610, un Tonneinquais se trouvait dans le carrosse à côté du Roi.

 

Nous vous laissons lire quelques lignes sur ce personnage que nous a présenté l’historien Bernard Lareynie (1).

 

Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, seigneur de Tonneins-Dessus, a été le témoin privilégie de l’assassinat d’Henri IV.

 

Ce protestant convaincu compagnon d’armes d’Henri de Navarre, marquis puis Duc de la Force, seigneur de Caumont, Tonneins Dessus, Castelnaud etc.

 

Il était aussi capitaine des gardes du corps du roi et d’une compagnie de cent hommes et vice-roi de Navarre entre autres.

 

Le 14 mai 1610, le roi monte dans le carrosse vers trois heures et demie il est assis à la droite du duc d’Épernon, il y a aussi le maréchal de Lavardin et Roquelaure, Liancourt son premier écuyer et Mirabeau et à côté de Montbazon le sieur de la Force.

 

Peu de temps après Ravaillac commis le geste fatal, le sieur de la Force cria au Roi : « … Ah Sire, souvenez-vous de dieu … », et dans les secondes qui suivirent Henri IV s’éteint.

 

 

(1) Jacques Nompart de Caumont, seigneur de Tonneins dessus, la Mémoire du Fleuve n° 47, Printemps-Été 2010, Bernard Lareynie.

Une faïencerie à Tonneins

Texte : Alain Glayroux. Publié le 2 Avril 2020.

 

Lors d’une promenade si vos pas vous mènent depuis la D 813 vers le pont de Bergeret, regardez sur votre droite le très beau pigeonnier octogonal qui trône dans le jardin d’un particulier.

 

Cet édifice était la propriété de la faïencerie (1) Boissières, un sieur jean de Boysièrres et de Balet était écuyer vers 1520. Cette propriété passe dans plusieurs mains et c’est Jean Valentin qui établit en ce lieu une faïencerie vers 1788.

 

Le principal animateur de la faïencerie est Antoine BERGERET, cet homme de métier est né à St Puy près de Condom en 1762. Il épouse le 7 février 1791 à Tonneins Catherine Imbert.

           

Presque toutes les assiettes (2) et les plats ont leurs dentelures soulignées à leur bord par du bleu ou du rouge. La décoration centrale se compose en général d'un bouquet de deux ou trois roses épanouies. Cette industrie s’éteint avec le début du XIXème siècle.

 

Seul le nom de Bergeret est resté.

 

 

(1) La faïencerie Boissières, la Mémoire du Fleuve n° 7, 1993, Alain Glayroux.
(2) Certaines familles Tonneinquaises possèdent pour la plus part des assiettes de cette faïencerie, mais nous en trouvons encore chez certains brocanteurs.

Qui a passé la nuit à Tonneins le 24 juillet 1933?

Texte : Alain Glayroux. Publié le 1er Avril 2020.

 

L’historien Lot-et-Garonnais Pierre Robin (1) nous présente ce visiteur célèbre qui fait une étape pour la nuit du 24 au 25 juillet 1933, à l’Hôtel du Centre à Tonneins (actuellement Crédit Agricole), tenu par la famille Couret.

 

Laissons Pierre Robin  nous présenter ce personnage : « …le 23 juillet 1933, une voiture arrive à Tonneins et un homme en descend. Il s'appelle Lev-Davidovitch-Bronstein et il s'apprête à passer dans la petite ville Lot-et-Garonnaise de Tonneins, sa première nuit sur le sol français qu'il n'a pas eu l'occasion de fouler depuis longtemps. A 54 ans, il a derrière lui une vie bien remplie, riche et tumultueuse, chargée en émotions, une vie trépidante, sans temps mort, placée continuellement sous les feux de l'actualité. Il a, en effet joué un rôle central et décisif dans un événement retentissant de ce début de XX° siècle. Son nom est devenu inséparable d'une révolution qui a modifié en profondeur et pour longtemps, la configuration politique de la planète : la révolution russe de 1917… ».

 

En fait, ce n'est pas sous le nom de Bronstein qu'il est mondialement connu, mais sous celui de Léon Trotsky  (2)

 

Alors pourquoi s’est-il arrêté à Tonneins ? C’est Bernard Lareynie, historien Tonneinquais, qui a trouvé la raison :

 

Il ne pouvait plus supporter les chaos des routes car il souffrait d’un lumbago, comme quoi l’histoire tient parfois à peu de chose.

 

 

(1) La Mémoire du Fleuve n° 20 et n°25, articles de Pierre Robin et d’Alain Glayroux.
(2) The Trotsky Papers, Hougton, BMS Russ 13,4 (D192), BMS Russ 13,4 (D237), BMS Russ 13,4 (D239). Uuniversité – Harvard – 03138 Cambridge Massachussets U.S.A.
 

Les Galeries de la Rue Joffre

Texte : Alain Glayroux. Publié le 31 Mars 2020.

 

Pour l’article sur les « Galeries de la rue Joffre » nous nous sommes aidés des travaux de l’érudite Annie Timbeau-Rapin.

 

Les Tonneinquaises, les Tonneinquais mais aussi les visiteurs prétendent que nos galeries ressemblent à d’autres rues des États-Unis. Et si la réalité était tout autre.

 

Ce bâtît est couramment appelé chez nous : le Balet, le Cloître, le Laupia, le courbèrt, les Cornières ou les Ambans. Cette architecture s’inspire de l’atrium et des portiques Romains.

 

Les ambans, sortes de cornières ou galeries, s'appuyaient aux murs d'enceinte des villes. Les patrouilles du guet et les marchands ambulants les utilisaient. Et nous les retrouvons dans l’ouest de la France, la Guyenne etc.

 

Lorsque les rois de France se mirent à exiler en Amérique les opposants à la Monarchie, les protestants, les déserteurs, les bagnards ou condamnés de droit commun (la plupart originaires du sud de la Loire), ces gens trouvèrent dans les états du sud des conditions climatiques assez proches de celles de leur région natale. Ils édifièrent donc spontanément leurs maisons et leurs villes sur le modèle d'origine.

 

Dans "Histoire des réfugiés huguenots en Amérique" (1), livre écrit en 1886 par un savant anglais : le Docteur Charles W. Baird, on trouve mention de Jean Magnon, tailleur d'habits et protestant, originaire de Tonneins, qui arrive en Amérique vers 1700, il s’installe sur une île à coté de New York. La famille Latané quant à elle, après un exil au Pays Bas puis un passage en Angleterre, émigre en Virginie.

 

(1) Vous pouvez trouver l’ouvrage sur le net en version Française, à la fin du livre il y a un lexique des noms propres de notre région, avec l’endroit où ces exilés se sont installés.

La mise en place des premiers noms de rues de Tonneins

Texte : Alain Glayroux. Publié le 30 Mars 2020.

 

Nous commençons cette rubrique par un petit historique sur la mise en place des premiers noms de rues (2) de notre ville.

 

Nous savons que depuis le moyen âge nos rues portent des noms souvent liés à leur emplacement géographique, à leur importance etc.

 

Pour notre ville c’est Jouan le Jeune le Marat Tonneinquais qui décide de numéroter et de baptiser les rues et cela le 22 décembre 1792. A cet effet il désigne une commission qui regroupe les cinq quartiers de la ville et quinze citoyens sont nommés, dont la moitié est illettrée.

 

Quelque mois après en avril 1794, Jouan le Jeune très irrité s’exprime en ces termes : « … plusieurs baptêmes de rues sont des blasphèmes contre l’orthographe et je demande une vérification systématique et la correction des fautes afin d’éviter que les étrangers se moquent de nous… ». Il est tellement agacé qu’il ordonne que le quartier Saint-Pierre porte le nom de Rousseau et celui de Notre-Dame le nom de Marat.

 

Finalement c’est en 1802 que le Maire M. Lèbe s’attelle à la tâche, suite à la révocation de Jouan le jeune. Il fait notamment disparaître de nos murs cette inscription voulut par son prédécesseur : « … Unité et indivisibilité de la République, la constitution ou la Mort… ».

 

 
(1) Deux plaques de cette époque nous ont été offertes par une famille Tonnenquaise, dont nous vous révèlerons le nom. Car à notre tour, nous les offrirons à la nouvelle municipalité car tout comme un document écrit, elles font parties intégrantes de notre patrimoine et sont à ce titre des Archives.
(2) Ce texte est un petit extrait du « Noms de Rues de Tonneins », n°64 de La Mémoire du Fleuve, à paraître pour Noël 2020.